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La musique se vend encore aujourd'hui, mais bientôt peut être de moins en moins, le petit personnel des sites nt a réalisé un travail de fourmi pour répondre..suite

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Entretien avec Robert Flap

"Poly tic ment incorrect"

Pour fêter l'arrivée de son dernier album, Robert nous livre quelques-uns de ses sentiments sur sa musique, le climat politique et ses récentes sources d'inspirations...suite

 

D'Alberto :

"Je télécharge tout comme Michel Sardou"

Ahhhh!! Enfin, D'Alberto envoi du lourd, sa pratique, ses recettes, tout y passe.. la suite

Ntjn. - Bonjour Robert Flaps

R.F.- Bonjour

ntjn. - Un nouvel album c'est toujours un événement pour vous ?

R.F. - L'événement pour moi, c'est chaque jour, chaque heure, chaque minute et autant que possible d'être au contact de l'instant.

ntjn.- Dans « poly tic tac», il y a poly peut être comme polyphonie et tic tac qui est un peu le son du du temps du temps qui passe, ce titre en cache t'il plus?

R.F. - Le temps, ou le compte à rebours d'une bombe. Vous savez que c’est dans le biz, l'économie ou la politique les commandes sont souvent macquées par ceux qui aiment le plus le pouvoir, je pense que l'on commence à le percevoir au niveau du globe, du coup ces ambitieux vivent dans une peur grandissante et cherchent a se rassurer en exerçant depuis leurs petits fortins de plus en plus de pression sur ceux qu'ils considèrent comme étant moins qu'eux-mêmes. Ce titre c'est un peu ce que dirait pour moi une personne qui voit cet état de fait un peu partout.

ntjn.- En fait, vous êtes assez politisé.

R.F. - Si la politique ne venait pas jusque dans mon lit, dans mon frigo ou perturber mes journées je kifferais grandement vivre sans. Je parle bien sûr de la politique dans le sens du schéma étatique qui est supposé permettre au pays d'avancer plus facilement ( rires). Tel qu'il est proposé actuellement je crois que cet un frein terrible.

ntjn. - Pour en revenir a votre musique, on est parfois perdu si on cherche à classer ce que vous faites, c'est comme-ci vous négligiez votre savoir-faire pour ne pas rentrer dans les cases.

R.F. - Je fais du son pour communiquer et me faire plaisir, pour cela je dois être dans la création. J'aime ne pas savoir où je vais et je ne me considère pas vraiment comme un zicos, je comprends donc que parfois on ne me suive pas, plaire à tout prix mène pour moi l'ambition et aux calculs des personnes dont je vous parlais à l'instant.

ntjn.- Qu'avez-vous dans votre baladeur en ce moment?

R.F.- En ce moment, je n'ai pas de baladeur, j'écoute la rue, les gens, les animaux.. J'aime beaucoup ce que fait Leclocher, il a une belle approche, je crois que je n'ai jamais entendu de tels grands écarts entre harmonie esthétique et sons bruts. Sam Edouardo aussi, ce gars rappe littéralement ses doigts sur sa guitare et le résultat est le plus fin et parfumé des parmesans. Pour finir j'ai rencontré récemment Mister Lego, un futur grand de la minimale électro, enfin c'est mon avis.

ntjn. - Merci Robert